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L’allergologie moléculaire et la biopuce ISAC®

Allergies: symptômes, traitement et immunothérapie sublinguale - 21 avril 2016


Le mot moléculaire a été ajouté récemment pour désigner des approches significativement différentes au monde de l’art culinaire et de l’œnologie. Et voilà maintenant qu’on parle d’allergie moléculaire, mais de quoi parle-t-on et
qu’est-ce que cette nouvelle science vient changer à nos pratiques en allergie?

L’allergologie moléculaire comme son nom l’indique s’intéresse aux composantes cliniquement significatives, essentiellement des protéines, qui composent les allergènes. Qu’on parle de pollen de bouleau, d’arachides ou de venin d’abeilles, ces allergènes sont en fait composé de plusieurs protéines dont chacune est susceptible de susciter le développement chez la personne allergique de molécule IgE. Les recherches plus récentes de même que l’introduction clinique de l’allergie moléculaire ont permis de valider le fait que les différentes protéines qui composent un allergène et qui peuvent engendrer des tests cutanés ou même des sérologies positives n’ont pas toute la même valeur en terme de prédire le risque de réaction allergique.

Un test de grossesse pour les allergies?

Nous sommes tous familiers avec la sensibilité et la spécificité reconnue des tests de grossesse, même ceux en vente libre. Un des défis quotidiens de l’allergologie tient de la nécessité d’interpréter les tests de dépistage cutané le plus souvent, mais parfois même sérologiques qui sont à notre disposition pour valider un diagnostic d’allergie. Force est de constater que malheureusement ces tests sont très fréquemment faussement positifs et, dans un certain nombre de cas, faussement négatifs. Des études ont montré que des tests de dépistage allergique pratiqués sur une série de gens pris au hasard s’avéraient positifs dans près de 50% des cas et pourtant  »seulement » la moitié d’entre eux seraient cliniquement allergiques. Il s’agit là bien sûr d’une proportion inquiétante de la population, mais le fait est que nos tests de dépistage allergique ont des limites sérieuses même si une personne a un test positif, cela ne signifie pas qu’elle soit allergique. C’est en étudiant les différentes protéines qui composent les allergènes et en établissant une association statistique entre les symptômes évocateurs d’une allergie clinique et la présence chez les patients de marqueurs biologiques pour ces différentes protéines en particulier que s’est développé l’allergie moléculaire.

Pour plus d’informations sur l’allergologie moléculaire, consultez notre section Allergies.



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