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Allergies aux animaux

Dois-je me débarrasser de mon chat si je souffre d’allergie?

Dois-je me débarrasser de mon chat si je souffre d’allergie?

Ceci est une très bonne question qu’on nous pose très fréquemment et qui mérite une réponse aussi méticuleuse que l’intérêt des gens pour l’animal auquel ils tiennent. Dans le passé, on a souvent eu tendance à être catégorique : il faut se débarrasser de l’animal. C’est péremptoire (un peu vite et définitif). Cette position s’inscrit […]

Ceci est une très bonne question qu’on nous pose très fréquemment et qui mérite une réponse aussi méticuleuse que l’intérêt des gens pour l’animal auquel ils tiennent.

Dans le passé, on a souvent eu tendance à être catégorique : il faut se débarrasser de l’animal. C’est péremptoire (un peu vite et définitif). Cette position s’inscrit dans une lignée de pensée qui suggère que le contrôle des symptômes est tout ce qui peut être accompli pour un patient allergique et que l’éviction (éviter ce à quoi on est allergique) est la mesure la plus simple et la plus efficace.

Maintenant, avec l’évolution des connaissances en allergie, on en est venu à penser différemment et remette certains dogmes en question. Ainsi, on préconise chez le jeune enfant l’exposition à de multiples allergènes relativement tôt dans la vie et on reconnaît que nos milieux trop aseptisés ont probablement joué un rôle significatif dans l’augmentation de la fréquence des allergies. C’est plutôt dans ce contexte et en sous-pesant avec le patient son intérêt pour la compagnie d’un animal qu’il faut établir pour chacun le meilleur plan de match. Bien sûr, pour le très jeune enfant très asthmatique, l’allergie aux chats est probablement incompatible avec le maintien d’un félin à la maison. Mais il est par ailleurs nombre de situations où en fonction de « l’amour » du patient pour son animal de compagnie et en pleine connaissance des enjeux, on peut parfois développer en coopération avec le patient un plan de traitement plus sophistiqué. Ainsi, on pourra éventuellement traiter par immunothérapie sublinguale avec l’allergène de chat (dans le cas d’une allergie au chat) pour susciter une tolérance immunitaire envers l’animal et permettre la cohabitation. Encore là, il n’existe pas deux cas absolument pareils et il est impératif de discuter de la situation en détail avec le docteur Tropper ou un autre spécialiste oeuvrant en allergie afin d’en savoir davantage sur les implications d’un tel plan de traitement et du suivi nécessaire.

 

 



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