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Les allergies alimentaires

Lorsque manger devient une source d’inquiétude, l’allergie moléculaire et les avancées de traitement à venir par immunothérapie redonnent espoir.

Les allergies alimentaires,

en forte augmentation

La prévalence des allergies alimentaires augmente de façon fulgurante dans les pays industrialisés. On avance même qu’en Australie, jusqu’à 10% des enfants seraient affectés d’allergies alimentaires. Ce n’est pas seulement ces enfants mais leurs parents et le reste de la famille qui doivent vivre avec les risques et les changements qu’amènent les allergies alimentaires.

Une bonne nouvelle: l’introduction précoce diminue le risque d’allergie alimentaire. Alors qu’on a longtemps recommandé de reporter l’introduction des aliments causant fréquemment des allergies alimentaires jusqu’à l’âge de 5 ans, on convient maintenant qu’il est préférable de les introduire dans la diète de l’enfant entre 4 et 6 mois, un moment privilégié du développement de la tolérance immunitaire.

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Symptômes et implications

Les allergies alimentaires graves

Les allergies alimentaires peuvent se manifester très tôt dans la vie par des vomissements, des coliques, voire même de la diarrhée chez le nourrisson. Des manifestations d’urticaire, d’angio-œdème (gonflement des lèvres et/ou de la langue), de la difficulté à respirer et parfois, le choc anaphylactique sont caractéristiques des réactions d’allergies alimentaires sévères, comme celles aux noix et aux crustacés, par exemple.

Syndrome allergique oral ou syndrome pollen-aliment.

Les allergies alimentaires peuvent également se manifester en relation avec des allergies saisonnières, notamment par des picotements et une enflure légère de la langue et des lèvres (qu’on appelle le syndrome de Lessof). Il s’agit là du syndrome pollen-aliment, autrefois appelé syndrome allergique oral, une variante généralement moins sévère des allergies alimentaires.

Allergies alimentaires comme cause d’inflammation chronique.

Plus récemment, certaines observations impliquent des allergies alimentaires au blé, au lait, aux œufs et d’autres aliments dans certaines conditions d’inflammation chronique, comme la sinusite chronique avec polypose nasale, la maladie de Ménière ou l’oesophagite éosinophilique, entre autres. Des études additionnelles devront préciser la situation mais pour certaines personnes, la recherche d’allergies alimentaires peut s’inscrire dans le cadre d’une investigation détaillée de problèmes difficiles, notamment au niveau des « intolérances alimentaires ».


Causes

Les aliments plus fréquemment responsables d’une allergie alimentaire sont le lait, les œufs, les arachides, les noix, les poissons, la moutarde, les fruits de mer, le soya et le blé. Bien qu’elles puissent être diagnostiquées pendant l’enfance, les allergies aux arachides, noix, poissons et fruits de mer sont les allergies alimentaires les plus souvent présentes chez l’adulte.

L’allergie alimentaire est une réaction d’hypersensibilité du système immunitaire face à une ou plusieurs protéines alimentaires. Elle se manifeste habituellement de façon immédiate dans les minutes, voire l’heure, suivant le contact, mais parfois plus tardivement. La réaction peut être limitée ou généralisée. La réaction survient le plus souvent à l’ingestion, mais parfois à la suite du contact d’un aliment avec la peau et, plus rarement, à l’inhalation des vapeurs d’un aliment. L’allergie peut mener à une sévère réaction et peut même être fatale.

L’allergie se développe lorsque le système immunitaire détecte une protéine, nommée « allergène », comme étant une menace pour la santé. Lorsqu’une personne allergique est exposée à un allergène pour la première fois, son système immunitaire développera parfois des anticorps spéciaux liés à l’allergie, des IgE. C’est ainsi que s’amorce la période de sensibilisation pendant laquelle la personne ne présentera pas nécessairement de symptômes. Toutefois, à l’occasion d’une nouvelle exposition à l’allergène, ces anticorps et des substances chimiques pourront être libérés, déclenchant ainsi chez la personne allergique des symptômes indésirables qui peuvent être très graves et appeler une intervention médicale urgente.


Traitez vos allergies alimentaires

Bien que les allergies alimentaires ne répondent pas aussi bien que les allergies respiratoires à l’immunothérapie sublinguale, des avancées récentes permettent l’espoir tandis que de nouvelles approches en immunothérapie confirment leur efficacité. À suivre dans les prochaines années…

L’immunothérapie orale (sublinguale)

Utilisée en milieu hospitalier en France depuis plusieurs années et sujette d’études récentes aux États-Unis, la désensibilisation orale demeure expérimentale au Québec, pour l’instant. En découvrant le seuil de la quantité de protéines qui déclenchera une réaction allergique, on donne au patient affecté d’une allergie alimentaire des quantités doucement progressives sur plusieurs mois jusqu’à tolérance de 2 arachides par exemple. Pour maintenir la tolérance acquise, la personne doit éventuellement manger 2 ou 3 M&M, 3 fois par semaine à vie, pour maintenir une protection contre des réactions graves en cas d’ingestion accidentelle. Ceci dit, cette technique n’est pas pratiquée à nos bureaux: nous traitons les allergies respiratoires seulement, par immunothérapie sublinguale.

L’immunothérapie épi-cutanée (vaccin)

Une firme française avance rapidement dans la mise au point d’un timbre cutané qui permettrait éventuellement la désensibilisation de personnes souffrant d’allergies alimentaires au lait ou aux arachides.


L’allergie moléculaire,
pour mieux cerner l’allergie alimentaire

Allergies alimentaires comme cause d’inflammation chronique

L’allergie moléculaire documente la réponse immunitaire d’un patient à certaines protéines d’arachide, de lait ou d’œuf, afin de mieux estimer le risque de réaction allergique grave et le pronostic des allergies alimentaires en cause. Un test sanguin très onéreux, mais avec lequel nous pouvons mieux conseiller le patient et parfois, confirmer des situations plus bénignes qui n’appellent pas toutes les mesures généralement requises dans les cas d’allergies alimentaires plus sévères.

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